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« Pour accompagner le TSA, la formation, c’est le maître-mot »

Published : 25/03/2026Updated : 02/04/20266 min. of reading
Baptiste Mauro, psychomotricien, répond aux questions d’IPERIA dans le cadre de la Journée Mondiale de sensibilisation à l’autisme
Baptiste Mauro, psychomotricien, répond aux questions d’IPERIA dans le cadre de la Journée Mondiale de sensibilisation à l’autisme
À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l'autisme, nous avons rencontré Baptiste Mauro, psychomotricien et formateur. Il nous explique le rôle déterminant que tient la formation dans la détection et l’accompagnement du TSA (Trouble du Spectre de l’Autisme) ainsi que le rôle clé que peuvent jouer les assistants maternels et assistants parentaux.


La Haute Autorité de Santé (HAS) vient de publier de nouvelles recommandations concernant le Trouble du Spectre de l’Autisme (TSA). Quels enseignements essentiels faut-il retenir ?

Les recommandations vont dans le sens de la rigueur scientifique. Et pour maximiser les chances de bien accompagner le TSA, il faut des méthodes prouvées scientifiquement. Toutes les autres sont écartées. Je mettrais toutefois une nuance car il faut aussi prendre en compte que certaines approches sont difficiles à évaluer scientifiquement : celles basées sur l’environnement familial notamment.

En tant que psychomotricien spécialisé dans les TSA, quels signes ou particularités peuvent être observés chez un jeune enfant accueilli à domicile ?

Les signes d’alertes sont le plus souvent des retards de langage et une absence des prérequis à la communication c’est-à-dire, par exemple, l’imitation, le contact visuel, un sourire en réponse au sourire, etc. On peut également identifier des stagnations voire des régressions du développement. D’autres petits signes sont à prendre en compte même s’ils ne sont pas nécessairement synonymes de TSA. Je pense aux développements psychomoteurs un peu atypiques (déplacements sur les fesses, sur un genou, etc.) et qui, associés à d’autres troubles, doivent être pris très au sérieux.

Le cadre d’accueil individuel (chez un assistant maternel ou au domicile des parents) offre-t-il des atouts spécifiques pour sécuriser et accompagner un enfant présentant un TSA ?

Je dirais que le grand avantage, c’est qu’on est, et on reste, dans le milieu familial et donc au cœur du quotidien de l’enfant. Cette configuration permet de mettre en place des aménagements spécifiques et d’éviter le côté saturation du collectif, qui peut être brutal. Mais attention, le collectif a aussi ses atouts, même si cela coûte plus d’énergie sensorielle et cognitive à l’enfant, car il peut permettre une progression. L’individuel permet de ménager un peu plus l’enfant.

Quels ajustements un professionnel du domicile peut-il mettre en place au quotidien pour favoriser le développement et le bien-être de l’enfant ?

Il n’y a pas de recette miracle car le TSA est, par définition, à spectre très large, et peut donc se manifester sous de multiples formes. Il n’est pas possible de généraliser. Le plus efficace c’est d’être formé, car cela permet d’essayer et d’ajuster avec les parents. Au quotidien, le professionnel au domicile, s‘il est formé, saura s’adapter au cas par cas.

L’accompagnement d’un enfant présentant un TSA nécessite des compétences spécifiques. La formation figure d’ailleurs dans les recommandations de la HAS. En quoi est-elle essentielle pour les professionnels de l’emploi à domicile ?

La formation développe la capacité à observer et repérer les signes des TSA, à communiquer de manière adaptée — verbalement ou non — et à structurer l'environnement de l'enfant au quotidien. Elle cultive aussi la bienveillance et la juste posture professionnelle. C'est essentiel pour être en mesure d'évaluer la situation, d'accompagner l'enfant et ses parents.

Quelle place doit occuper la relation avec les parents employeurs dans l’accompagnement d’un enfant avec TSA ? Comment construire une coopération sécurisante et cohérente ?

Cela peut passer par plusieurs axes et notamment l’aménagement de l’espace, l’établissement d’une communication alternative si nécessaire (pictogrammes, biberon, jeux). Face aux parents, le professionnel formé peut donner du sens au comportement de l’enfant. Je citerais comme exemple la sensibilité tactile, souvent très développée, des personnes présentant un TSA. Ainsi, les parents ne savent pas forcément que leur enfant peut être gêné par le contact prolongé et ne pas aimer rester dans les bras trop longtemps. Le professionnel saura.

Pour résumer, quelles sont les compétences nécessaires pour mieux accompagner le TSA ?

Il faut être en priorité formé aux signes précoces pour éviter de perdre du temps, pour être réactif ou au moins en vigilance. Une formation sur le sensoriel me parait également très importante, sinon on risque de passer à côté de beaucoup de choses (troubles alimentaires, du sommeil, frustration...), et cela va donner du sens à certains comportements. La formation, c’est le maître mot. Et la formation professionnelle, c’est aussi celle des parents. 

La formation des professionnels du domicile est un levier concret pour soutenir les personnes présentant des TSA et leurs familles. Pour les accompagner, IPERIA propose :

Formation certifiante composée de 4 modules, destinée aux assistants maternels et assistants parentaux. Elle vise à mettre en place un accompagnement personnalisé, adapter sa communication, créer un environnement favorable et gérer les comportements difficiles, en collaboration avec les familles et les professionnels.  

Ce module permet de renforcer sa capacité à identifier les signes évocateurs du trouble du spectre de l'autisme chez l'enfant. Il forme à l'observation objective, à l'utilisation d'outils adaptés et à l'échange bienveillant avec les familles, ainsi qu'à l'orientation vers les partenaires compétents si nécessaire. 

Ce module développe la capacité à communiquer de façon adaptée avec un enfant TSA, en s'appuyant sur des moyens verbaux, non verbaux ou alternatifs. Il aborde la création d'un environnement sécurisant, la favorisation de l'expression et de la socialisation, et le soutien à l'inclusion. 

Ce module forme à la création d'un cadre structurant et rassurant adapté aux besoins de l'enfant TSA, en tenant compte de ses particularités sensorielles et de son besoin de prévisibilité. Il inclut la prévention et la gestion apaisée des comportements-problèmes, ainsi que la collaboration avec les familles et les professionnels.

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